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Contenu de la Docu-formation

Mise en contexte
Coercition : pratiques et points de vue sur la coercition en santé mentale
Soigner et contraindre : le rôle des professionnel·les de la santé mentale
Enjeux en santé mentale et en psychiatrie : accès aux soins, stigmatisation et discrimination
Droit, judiciarisation et accès à la justice en santé mentale
Perspectives autochtones : sur la santé mentale, les soins et les services en communauté
Conclusion

Désignation d’accusé à haut risque

Droit, judiciarisation et accès à la justice en santé mentale

Désignation d’accusé à haut risque

Dans cette capsule, la Dre Marie-Frédérique Allard traite des questions entourant l’introduction en 2014 au Code criminel (articles 672.64 et suivants) d’une désignation d’accusé à haut risque (« ça n’a rien de médical »). Elle discute des privations de libertés qui en résultent, des effets de découragement sur le patient et, finalement, de l’impossibilité (ou presque) pour un accusé désigné de démontrer qu’il ne mérite plus la désignation. 

À la demande de la poursuite, un tribunal peut désigner une personne qui a fait l’objet d’un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux comme un accusé à haut risque si : 

  • Il est convaincu qu’il y a une probabilité marquée que l’accusé usera de violence de façon qu’il pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité de la personne; ou 
  • Il est d’avis que les actes à l’origine de l’infraction étaient d’une nature si brutale qu’il y a un risque de préjudice grave (physique ou psychologique) pour une autre personne.

Pour être désignée, la personne doit être majeure au moment de la perpétration d’une infraction grave contre la personne.

Référence