Le Canada bénéficie d’une image très positive sur la scène internationale. Il fait des choses formidables et il fait des choses qui sont profondément problématiques, et il est important d’avoir le vrai son de cloche sur ce que fait le Canada en matière de migration. C’est précisément pour répondre à ce besoin que la Chaire de recherche sur la protection des personnes migrantes et le droit international a été créée à l’Université d’Ottawa.
Notre objectif est d’éclairer les politiques migratoires par des données solides, en s’assurant que les droits des personnes migrantes sont réellement respectés.
Notre approche est multidisciplinaire, bilingue, centrée sur les droits des personnes migrantes et profondément ancrée dans la collaboration avec les différents acteurs de la migration.
Cette approche nous permet de nous assurer que le projet est ancré dans les réalités vécues, qu’il s’attaque à des problèmes concrets et qu’il produit des outils et des résultats pratiques qui contribuent à avoir un impact positif sur la société.
L’avantage de réunir des partenaires communautaires et des institutions universitaires réside dans la rigueur et l’expertise que chacun de ces partenaires apporte afin d’approfondir notre compréhension des obstacles auxquels sont confrontés les défenseurs des droits humains.
Très peu de recherches examinent de manière critique la relation entre les engagements du Canada sur la scène internationale et ses politiques intérieures. Nous voulons documenter deux décennies de politiques migratoires au Canada et nous voulons comprendre la manière dont ces politiques impactent ou ont impacté les personnes migrantes, leurs droits, leur protection, leur parcours et leur accès à un statut plus sûr.
Dans le cas de Human Rights Defenders, les défenseurs des droits humains, c’est des situations de crise où justement il faut agir rapidement. Ce sont aussi des personnes qui parfois veulent retourner dans leur pays quand la situation de crise va être terminée. Donc le système d’asile ou de réfugié actuel n’est pas adapté pour leur type de dossiers. On veut analyser ce qui a déjà été fait, les bons coups et les moins bons afin de voir concrètement des solutions—de proposer concrètement des solutions au gouvernement canadien qui sont adaptées non seulement à notre système d’immigration au pays, mais également à la réalité des défenseurs des droits humains.
Essentiellement, ma thèse pose une question en apparence toute simple : “Que font réellement les accords bilatéraux sur le travail au-delà de ce qu’ils prétendent faire ?”
Mon projet est important parce qu’il remet en question le récit dominant du « gagnant-gagnant » dans la gouvernance de la migration de travail. Il place au cœur du débat la question de la protection des travailleurs migrants et examine comment le droit international pourrait gérer les inégalités plutôt que les démanteler.
Pour moi, c’est une conviction très importante que toutes les personnes migrantes doivent avoir des droits et des protections fondamentales.
On a souvent tendance à concevoir qu’on peut faire des choses aux personnes migrantes parce qu’elles sont non citoyennes. Mais l’histoire a démontré que les droits des minorités doivent être protégés. Pourquoi ? Parce que si on ne les protège pas suffisamment, en bout de ligne, ce sont les droits des citoyens qui sont aussi érodés.